J’ai des acouphènes … l’ hypnose peut-elle m’ aider ?

Traitement des acouphènes avec l’hypnose

Les techniques d’imagerie structurale et fonctionnelles apportent maintenant des informations de plus en plus précises sur le rôle des structures du système nerveux central dans les pathologies d’acouphènes.
Ainsi, ces techniques d’imageries ont été utilisées pour différencier les différentes formes d’acouphènes (dans une ou deux oreilles, sensibilité à un son pur ou à tout type de bruits, associé à plus ou moins de détresse, avec des anciennetés plus ou moins longue, etc.).
Elles ont également démontré que les différentes formes activent des zones différentes du cerveau.(en particulier dans les zones non auditives du cerveau). De la même façon, les changements d’activité cérébrale liés aux acouphènes aiguës après un traumatisme sonore ont pu être visualisés et il a été constaté qu’ils diffèrent sensiblement de ceux des acouphènes chroniques. Elles viennent enfin, confirmer les effets positifs de l’ hypnose dans la prise en charge des acouphènes en mettant en évidence la réaction de certaines zones du cerveau. Par Mireille Cornut – Hypnothérapeute – My Sweet Mind

Les types d’acouphènes classées selon leur source

En premier lieu les acouphènes sont classés selon la source du bruit perçu.
Si celle-ci est à l’intérieur du corps du patient, on parlera d’acouphène objectif ou de bruit somatique (par exemple les contractions myocloniques du muscle du marteau ou les pulsations des vaisseaux sanguins).
L’acouphène objectif est très rare, mais souvent plus facile à traiter en traitant la source.
Plus souvent le bruit est seulement perçu par le patient et n’a pas de source sonore spécifique. On parle alors d’acouphène subjectif.
Les acouphènes subjectifs se présentent également sous beaucoup de formes différentes. Ils peuvent correspondre à un bourdonnement ou souffles continus, des sifflements, des tintements, ou à une combinaison de ces sons ou d’autres sons répétitifs. Ils peuvent être entendus dans une ou les deux oreilles, mais peuvent également être perçues au niveau de la tête.
Le repérage du type d’acouphène (acouphène objectif ou subjectif) est donc important puisqu’ il détermine le type de traitements à mettre en place
Acouphène intermittent ou pulsatile ?

L’acouphène peut survenir de façon intermittente ou avoir un caractère pulsatile. L’intensité du son peut varier d’un bruit subtil juste au-dessus du seuil d’audition, à des sons de forte intensité qui ne peuvent pas être masqués par un bruit externe.

Seuil de tolérance de l’acouphène

L’attention portée à l’acouphène et les symptômes accompagnant l’acouphène peuvent également varier. Son aspect acoustique fait que le son dit « fantôme » est associé à un bruit indésirable, plus communément connu comme des « bourdonnements dans les oreilles ». Une même intensité de son n’est pas perçue de la même façon par les personnes souffrant d’acouphènes. Certaines y porteront une attention quasi obsessionnelle, d’autres en revanche ne seront pratiquement pas conscientes de la persistance de ces sons.
En outre, les effets émotionnels, cognitifs et de mémoire de l’acouphène varient d’un patient à l’autre.
Beaucoup de patients souffrant d’acouphènes développent des symptômes tels que, ennui, anxiété, dépression, irritation et difficultés de concentration… Et on remarque que la gravité de ces symptômes est très liée à l’intensité perçues des acouphènes.

Les liens très forts entre stress et acouphènes ( source France Acouphènes)

« Les liens qui peuvent exister entre stress et acouphènes sont multiples : le déclenchement de l’acouphène coïncide souvent avec la survenue d’un événement stressant ou traumatisant. L’état acouphénique génère un stress. Le stress exacerbe l’acouphène. La crainte de l’aggravation des symptômes et des pathologies associées potentialise le stress des patients. Le plus souvent le point de départ de l’acouphène se situe au niveau de l’oreille, mais très rapidement il est corticalisé, c’est-à-dire enregistré au niveau du cortex cérébral. C’est alors le cerveau qui génère les bruits et non plus l’oreille. L’inefficacité de la section du nerf cochléaire à faire taire les acouphènes en est une preuve. Il semble que des nouvelles connexions neuronales apparaissent et/ou que des connexions normalement inactives s’activent au niveau du cortex auditif. Il convient d’exercer au plus vite une action thérapeutique afin d’éviter la fixation mnésique du symptôme. Théoriquement il est possible d’inverser le phénomène ayant entraîné l’acouphène en restaurant le fonctionnement des zones cérébrales dysfonctionnelles. Par son caractère intrusif et chronique l’acouphène génère un stress important. Il est vécu à la fois comme une agression permanente et comme une fatalité où domine un sentiment d’impuissance. Chez un bon nombre de patients elle devient une préoccupation majeure quasi obsessionnelle. Le vécu subjectif des acouphènes n’a aucun rapport avec la réalité anatomique ou physiologique et est variable d’une personne à l’autre et même d’une heure à l’autre. Les patients constatent eux-mêmes l’exacerbation de leurs symptômes lorsqu’ils sont stressés. Des facteurs émotionnels comme la crainte de devenir sourd ou que les acouphènes ne s’aggravent, potentialisent encore la souffrance morale. Si l’hypnose ne peut généralement supprimer totalement l’acouphène, elle permet le plus souvent aux patients en induisant un meilleur vécu subjectif, de se libérer de leur syndrome dépressif et de retrouver leur joie de vivre. »

Hypnose et acouphènes

Souvent des personnes viennent me consulter après avoir essayé en vain tous les prises en charge de la médecine traditionnelle. Et même depuis quelques années, nombre de mes patients souffrant d’acouphènes me sont envoyés par les médecins eux-mêmes.
L’objectif de la thérapie par hypnose est de permettre aux patients de se dissocier de la perception consciente de leurs acouphènes. Dans certains cas on obtient une suppression totale de la perception elle-même. Plus souvent, on arrive à faire disparaitre le caractère perturbant de l’acouphène. Le phénomène d’acouphènes persiste mais n’a plus de retentissement sur le patient qui retrouve une meilleure qualité de vie. Selon les études, de 65 à 75 % des personnes acouphéniques tireraient un bénéfice de cette technique. 36 % des personnes résistantes à toute autre forme de thérapie retrouveraient un mieux-être général grâce à l’hypnose. L’ hypnose en effet, accroît les capacités à gérer les acouphènes et les symptômes associés : stress, dépression et troubles du sommeil.

Hypnose, stress et dépression

L’ hypnose produit une grande relaxation et détente morale qui permet de réduire l’anxiété, la nervosité, les tensions ainsi que la détresse morale et la dépression. En réduisant le stress et l’anxiété on réduit presque à coup la perception négative de l’acouphène par le patient. Mais de la même façon, grâce à cette interaction stress-acouphène, en travaillant directement sur la dissociation des sons désagréables perçues on réduit presque invariablement le stress et l’anxiété.
La transe hypnotique va être mise à profit pour suggérer et proposer des moyens et des solutions créatives au problème du sujet. Les ressources inconscientes du patient sont mobilisées. Les suggestions peuvent être directes ou indirectes. Une suggestion n’est qu’une suggestion et l’inconscient du sujet est libre de la refuser ou de l’accepter, en partie ou totalement. La terminaison d’une séance d’ hypnose se fait progressivement. La sortie proprement dite de l’état hypnotique sera précédée d’un temps de latence durant lequel le thérapeute peut formuler des suggestions post-hypnotiques.
Plus d’informations sur notre prise en charge des acouphènes par hypnose et sophrologie sur notre site My Sweet Mind
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